Benjamin Biolay @ Casino de Paris
07.05.2010
En tournée pour l'album La Superbe (2009)1ère partie : Le Prince Miiaou
Captation live du concert, réalisée par Laetitia Masson.
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Neuf ans jour pour jour après la sortie de son premier album, Rose Kennedy, Benjamin Biolay était en concert au Casino de Paris le 7 mai, après le succès des concerts déjà donnés au même endroit en février dernier.
Après une première partie énervée(-vante), répétitive mais fort heureusement très courte et un petit entracte pour que l'équipe technique installe câbles et micros, le concert commence dans le noir et les musiciens commencent à jouer tandis que la voix de Michel Aumont lit pour nous Pour écrire un seul vers, de Rainer Maria Rilke. Cette entrée en matière à propos de l'humilité de l'artiste face à la création permet à tout le monde de se concentrer et d'être attentif à ce qui va suivre.
Et ce qui suit est incroyablement riche. Tout commence avec un Tout ça me tourmente captivant. Le ton est donné et Biolay enchaîne immédiatement avec Même si tu pars, de l'album A l'Origine, puis avec l'efficace Si tu suis mon regard, du dernier album.Rejoignant régulièrement le piano, Biolay (et ses formidables musiciens !) alterne ensuite des titres plus intimistes, et donc plus émouvants, (Chère Inconnue, Des lendemains qui chantent, Ton Héritage...) et des chansons aux arrangements plus rythmiques, plus pop-rock, flirtant parfois avec l'électro (Lyon presqu'île, Prenons le large, Qu'est-ce que ça peut faire, L'espoir fait vivre, Assez parlé de moi). N'oublions pas La Superbe et A l'Origine, qui ont tous deux donné leurs titres à deux albums de Biolay, hypnotiques et enivrants.
Très généreux dans son rapport au public et complice avec ses musiciens, libre de dire ce qu'il pense (son allusion au 21 avril 2002, "terrible jour où [il] pensai[t] qu'on avait touché le fond, que le pire était arrivé mais depuis, plus le temps passe, plus [il] en doute", a été très applaudie), libre de danser, de fumer, de se coucher sur scène, tel est en concert Benjamin Biolay, que je ne connaisais jusque là que pour ses disques et pour ses nombreuses et fructueuses collaborations. En guise de derniers rappels, il nous a régalé avec Négatif mais surtout avec un Padam enflammé, où il a été ovationné selon la logique de la chanson (cf ci-dessous). Brandt Rhapsodie, en duo avec Audrey Blanchet, harpiste/violoncelliste/choriste, a joliment conclu un concert d'une beauté, d'une émotion et d'une énergie à couper le souffle.
" J'attendais en vain
Que le monde entier m'acclame
Qu'il me déclare sa flamme
Qu'il me déclare sa flamme
Dans une orgie haut de gamme
Padam Padam Padam Padam pam pam "



Dire que je l'écoute que depuis LA SUPERBE!
RépondreSupprimerJe suis vite rattraper en achetant les autres albums! Je ne pensais pas trouver une autre personne capable de me toucher autant que mes idoles Gainsbourg et Bashung.
Le live je me le rêve maintenant!